Le traitement médical de ce trouble anime le débat politique suisse depuis plus de 20 ans. Jusqu’ ici, on s’est essentiellement focalisé sur une médication « controversé », le méthylphénidate, (dont la Ritaline®) que sur l’importance de ce trouble qui affecte environs 5% de la population en Suisse.
Plusieurs interventions parlementaires ont été déposées depuis les années 1990 exprimant des inquiétudes sur ces types de prescriptions qualifiés de « tranquillisants sociaux », de « drogues » et de « dopage cérébral ».
En juin 2013, le Conseil national a accepté une motion de sa Commission de la santé demandant que le Conseil Fédéral limite la prescription de Ritaline® à une utilisation « efficace, appropriée et économique », exclusivement dans le cadre d’une thérapie ou d’un traitement global. Le conseiller national, Iganzio Cassis avait insisté sur la nécessité de ne pas utiliser le médicament « comme tranquillisant » social si les enfants chahutent à la maison et de ne pas succomber à un phénomène de mode.
L’observateur avisé se rend très vite compte que nos instances politiques ont une image biaisée du TDAH. Les débats politiques mélangent connaissances scientifiques et idéologies diverses sur l’origine, l’impact et la meilleure façon de prendre en charge des enfants et adultes affectés par ce trouble. Trop de parlementaires oublient que le TDAH est avant tout un diagnostic médical nécessitant différents types de prises en charges, qui en général, ne peuvent se limiter à la seule médication.
L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) devrait rendre un rapport d’ici à fin 2014. Le GIRT a proposé sa collaboration à l’élaboration de ce rapport dans une lettre adressée au Conseil Fédéral, Monsieur Alain Berset. Il nous a été répondu que le fonctionnement de nos institutions politiques ne prévoyait pas, à ce stade, une implication d’un groupement d’intérêts publique tel que le GIRT et que nous pourrions consulter et commenter le rapport dès sa publication.
